Rennes O'Tour

14 et 15 septembre 2019

Super météo pour ce week-end avec 3 sprints dans la capitale bretonne.

- Une première épreuve dans le quartier Beauregard le samedi après-midi. Du départ (e triange rouge) au premier poste, pas de grosse difficulté mais une subtilité. Il fallait bien lire sur la carte le fameux trait rouge (la longueur ici le réduit quasiment à un point) judicieusement placé sur un passage que bon nombre de coureurs avaient décider d'emprunter (il se situe quasiment sur la ligne entre départ et poste 1),mais ce qui est rouge est interdit ! Et un contrôleur nous bloquait le passage ! Il en a eu du travail ce contrôleur car le fameux point rouge était trop discret pour le détecter tout en courant... bon c'est décidé : je m'achète une loupe pour la prochaine ! Voir les résultats.

- Deuxième épreuve : en plein centre ville de Rennes et en nocturne (lampe frontale de rigueur et gilet haute visibilité requis). J'ai demandé un départ tôt car j'avais décidé de rentrer sur Laval après la course. Départ donc à 21h01. Tout allait bien (même très bien) jusqu'au poste 12. C'est là que j'ai du perdre le contact avec la carte en sortie de poste à tel point que je suis sorti de la zone cartographiée ! 6min12 pour faire 12-13 : en sprint une telle erreur ne pardonne pas. J'avais espérer qu'en ayant le deuxième départ (un seul coureur avant moi sur mon parcours) j'allais arriver peut-être le premier, c'est raté, j'en ai vu des coureurs après mon erreur ! Voir les résultats. Je finis 57ème à la 12, j'étais 40ème

- Troisième étape : le dimanche matin, mais c'était sans moi. Emmanuel s'est très bien défendu. voir les résultats

Séance initiation du 07/09/2019

Une séance de découverte était proposée à l'occasion de la rentrée.
Pas de parcours mais un déplacement en groupe sous conduite a permis de découvrir la légende, la méthode d'orientation de la carte (Véry important !) et la façon de construire un itinéraire.
Autre notion importante : la "ligne d'arrêt". Il s'agit d'un point caractéristique du terrain, assez facile à repérer, et qui nous indiquera qu'on est trop loin ! Exemple : du départ à la 33, la LA est l'intersection des chemins au sud du poste. Y en a qui ont eu des problèmes ! Bon c'est sûr, c'est plus facile avec de bonnes lunettes !

SI les participants étaient peu nombreux ils étaient toutefois satisfaits de cette séance. Merci pour leurs retours positifs qui vont nous inciter à reproduire ce genre de séance.

Un bien beau week-end

(article publié en 2012, exhumé de l'ancien site,
Merci à son auteur : Valério)

Ce que je retiens de ce beau week end, c'est non seulement la chance d'avoir eu aux portes de notre département, autant d'opportunités de pratiquer notre sport favori dans des conditions optimales d'organisation et de sérieux et avec une météo presque idéale compte tenu de la saison et des semaines précédentes, que le plaisir de nous retrouver ensemble dans une bonne ambiance club, solidaire et amicale où chacun a pu se découvrir ou se redécouvrir et s'apprécier d'avantage. Elément important que notre président et moi avions remarqué et constaté et qui, nous semble t-il, est un moteur de la vie associative et plus particulièrement de celle de notre club. Dommage pour les absents qui n'ont pas pu faire autrement et qui ont manqué une des rares occasions de pratiquer quelques unes des facettes de notre belle discipline dans un si court laps de temps et sur un périmètre géographique aussi restreint. C'était une véritable opportunité et, heureux et enthousiastes, les chanceux qui ont pu en profiter au maximum de leur temps et de leurs capacités physiques. C'est qu'il fallait quand même avoir la santé et une condition affûtée pour aligner autant de courses en si peu de temps... Mais c'était aussi sans compter sur la passion qui décuple les forces et qui anime ces bipèdes boussolés reniflant à tous les coins de rue ou de bosquet la bonne odeur de la balise fraîchement posée... 

Alors me direz vous, les résultats !... quoi les résultats ?..., je ne dirai pas qu'on s'en fiche un peu, cela ne ferait pas honneur à notre sport qui est tout de même un sport de compétition et de compétiteurs..., mais bon, la fête était trop belle et nous avions sans doute, ce weekend, la truffe trop humide et les yeux trop embués et brillants de plaisir et d'émotion..., et dans ce trouble émotionnel, il est fort probable et compréhensible que certains postes aient échappés à notre perspicacité.

Alors ces fameux PM des uns et des autres, c'est certes dommage pour la course mais il ne faut pas qu'ils soient l'arbre qui cache la forêt (un peu facile, je vous l'accorde !) et qu'ils ternissent tout le plaisir d'avoir été ensemble de cette belle fête......

...Bon ça c'est la partie officielle et un peu « langue des bois » (ouais, je sais, j'insiste), maintenant parlons un peu des choses qui fâchent. Et quoi de mieux que de parler de soi même, d'autant qu'il est toujours aisé de cacher ses propres faiblesses derrière le malheur des autres...(je sais pas ce que je veux dire par là, mais tant pis, je trouve ça beau)....

Parce que j'en connais un qui piaffait d'impatience au départ du sprint de Fougères, la lippe frémissante légèrement baveuse à la commissure, les narines dilatées et une légère sudation au creux de l'aine ; et il fallait pas trop s'approcher de lui au risque d'être troublé par ses muscs virils et épicés aux saveurs des iles chaudes et ensoleillées ( Ushuaia, 2 flacons au prix d'un avec la carte Leclerc)....

On sentait bien (c'est le cas de le dire !) qu'aujourd'hui le couperet allait tomber et le hache soixante allait trancher dans le vif ...!

Et ça démarre plutôt fort, nous voici au départ, et l'émotion aidant (si l'on puis dire) ou bien c'est la nuque fragile et délicate d'une D 65 devant moi, tout le monde part à droite et moi... je parts à ...gauche bien sur !...

Je me ressaisis, enfin j'essaye, et me voila revenu au contact de la course et des réalités. Je m'étais promis, juré craché : tu ne cours pas, tu marches, tu te fais plaisir etc.... (Et comme dit le président : t'es un vrai bourricot !), vl'a t'y pas qu'il se met à courir... comme c'est original..., du coup, pourtant, je perçois mieux les distances et c'est vrai que ça va mieux, j'entre enfin dans la carte (« bonjour m'sieurs dames, 'fait bon chez vous... ! ») les postes s'enchainent les uns derrière les autres avec une relative facilité (toute relative quand même)... et je me surprends à rêver, non pas à une victoire, mais au moins à quelque chose de propre et d'accompli. En ces moments rares ou la plénitude de l'orienteur ne sont qu'une infinitésimale parenthèse dans le cosmos des pm et autres « merdouilles » en tous genres, je ne suis qu'à quelques postes de l'arrivée et en tout cas, au dernier avant l'entrée dans la cour du château. Et justement, c'est qu'est le problème..., vous me connaissez maintenant, un peu rêveur, troubadour à mes heures, l'émotion à fleur de peau, l'artiste quoi... ! et je me dis, la cour du château....Ouaaaah..., la classe..., je le crois pas !...

Me voici de nouveau au Moyen Age, mais quelle sera cette jouvencelle, qui coiffe à corne voilée et robe de soie brodée de perles rares viendra à ma rencontre et me tendra sa blanche main aux doigts délicats et aux ongles nacrés pendant que sur l'estrade trouvères et ménestrels au frestel, au luth et la vielle, rythmé par le tambour entameront un psaume léger et guilleret... ? Je débouche donc plein d'espoir et d'émotion de la poterne... et là,... la désillusion est sans limite, on est chez les romains en 455 ... ! On croirait l'invasion des Vandales c'est le Sac de Rome..., l'hallali... ! ça court dans tout les sens, ça braille, ça corne ça vocifère, ça vitupère, ça éructe, sur les remparts, sur les chemins de ronde, sortant des poternes, des portes cochères, on voit des hommes qui courent derrière des femmes, des femmes qui courent derrière les hommes, des hommes et des femmes qui se courent entre eux... des bannières qui claquent au vent et autres étendards qui volent en rase motte et dans tout les sens, des corps partout allongés dans l'herbe, des ciboires en plastique à portée de main..., mais quelle décadence ... ! et moi dans tout ça, avec ma petite carte et ma non moins petite boussole, mais que fais je là au milieu de tant de stupre et de dépravation... ? Sur le coup, la raison m'échappe, je vois bien le poste, et son numéro correspond bien à ma définition, mais je suis pris d'un doute, mes yeux se brouillent et ma pensée s'embrouille..., c'est à ce moment là, que le comte Yves d'Ernée grand maitre de la Sage Hem (secte réputée pour ses transes et ses missions sur les circuits basses tensions) me bombarde de son arme fatale dénommé le Nikon... Ebloui, je détale ventre à terre (va falloir que j'arrête les féculents), et grimpe sur le premier rempart venu... à la recherche de ce que j'avais sous le doigt... jusqu'au moment ou de désespoir et après avoir coursivé ou rempardé, (c'est selon) dans tous les sens, je prends la bonne résolution de revenir à mon dernier poste connu et pour me rendre compte que mon erreur était.... Juste !

Alors après, facile est dépitant de reprendre le bon chemin, d'autant que j'avais déjà repéré tous les postes suivants (et pour cause...) et de me présenter à l'arrivée, penaud et désabusé par tant de maladresse.

Et là, surprise, les Petites meufs étaient là... ! Mais si, mais si, et goguenardes le sourire carnassier au coin des lèvres, « alors bel éphèbe, (ça fait du bien d'entendre ça, parce que les « pépères », je n'aime pas trop quand même...) t'as failli te planter comme un débutant ... ! c'est qu'on a plus d'un tour dans notre sl , sac nous...! on t'a laissé tranquille pendant quelques postes histoire de bien t'enfoncer au bon moment... ça t'apprendra à dire du mal de nous au Weesoo !... »